asia-pacific-banner-1770277320.webp

NOTRE COUVERTURE GÉOGRAPHIQUE

Research Nester accompagne les entreprises en générant des rapports détaillés qui offrent des informations précieuses sur la performance de leurs produits ou services, les préférences des clients, les tendances du marché et l'analyse concurrentielle. L'entreprise fournit également des données sur la segmentation client afin d'aider les entreprises à identifier des prospects inexploités et à personnaliser leurs offres pour répondre aux besoins spécifiques de chaque client.

Asie-Pacifique (Japon, Chine, Inde, Indonésie, Malaisie, Australie, Reste de l'Asie-Pacifique)

La région Asie-Pacifique connaît d'importantes transformations démographiques, marquées par un vieillissement rapide de la population, un développement socio-économique et une forte croissance de la population jeune. La population de la région était estimée à 4,7 milliards d'habitants en 2023 et devrait atteindre 5,2 milliards d'ici 2050. Par ailleurs, la région compte 67 millions de migrants internationaux, dont 71 % sont originaires d'autres pays et 29 % de l'extérieur. Ainsi, la migration la plus répandue en Asie-Pacifique est de nature essentiellement régionale. Cependant, la croissance régionale repose également sur le développement économique, qui a progressé de 0,3 % pour atteindre 5,1 % en 2025. De plus, les prévisions de croissance pour 2026 sont revues à la hausse de 0,1 point de pourcentage, grâce à la réduction des incertitudes commerciales et à la mise en place de différents accords commerciaux. Enfin, la Chine, l'Inde, le Japon, l'Australie et la Malaisie, pays émergents, devraient connaître une forte croissance dans les années à venir.

Chine

La Chine est la deuxième économie mondiale, avec un revenu national brut de 13 390 dollars américains en 2023. Ce revenu devrait dépasser le seuil supérieur de revenu fixé par la Banque mondiale à 14 006 dollars américains d'ici dix ans. Le pays devrait enregistrer une croissance de son produit intérieur brut (PIB) de 5 % en 2024. Malgré un secteur immobilier en développement, une croissance de 4,5 % est prévue, représentant une part importante du PIB national.

Politiques et réformes gouvernementales

Le gouvernement chinois a rapidement fait de l'autonomie technologique, des énergies propres et de la modernisation industrielle une priorité, à travers différents cadres politiques. Les technologies d'énergies propres ont contribué de manière significative à plus de 10 % de la croissance économique du pays en 2024, avec un investissement de 13 600 milliards de yuans (1 900 milliards de dollars américains). Ce secteur a généré un quart de la croissance du PIB national et a même dépassé le marché immobilier en valeur.

Le gouvernement chinois a généreusement alloué 55 % du fonds de revitalisation rurale au développement industriel et a apporté son soutien à l'emploi, à l'éducation et aux infrastructures. Par ailleurs, le pays a soutenu la coopération Sud-Sud et a mis en œuvre des stratégies telles que l'Initiative mondiale pour le développement (GDI) et l'initiative « la Ceinture et la Route » (BRI), contribuant ainsi aux efforts internationaux en matière de développement durable.

En Chine, les dépenses de recherche et développement (R&D) ont connu une forte hausse de 2,4 % en termes réels (correspondant à l'inflation) en 2023. Dans ce contexte, la R&D menée par les entreprises nationales a surpassé celle des autres secteurs, enregistrant une croissance de 2,7 % et représentant 74 % des dépenses totales du PIB. Parallèlement, les dépenses de R&D au sein des institutions gouvernementales ont progressé de 2,5 %, tandis que l'enseignement supérieur a connu une croissance plus modeste de 1,7 %.

Technologie et innovation

La Chine mise sur le financement des sciences et technologies comme principal moteur de croissance et d'innovation. Lors de ses deux sessions annuelles, l'Assemblée nationale populaire (ANP) a approuvé une augmentation significative du budget alloué aux sciences et technologies, le portant à 371 milliards de yuans en mars 2024, soit une hausse de 10 % par rapport à 2023. Grâce à ces fonds, le budget de la recherche fondamentale atteignait 98 milliards de yuans en 2024. Cette stratégie s'inscrit pleinement dans le cadre du 14e plan quinquennal, qui vise des avancées majeures dans les technologies vertes, les biotechnologies, l'intelligence artificielle et les semi-conducteurs.

La Chine est considérée comme la première économie mondiale en matière de technologies environnementales, avec une croissance annuelle moyenne de 12,8 %. En 2022, le secteur de la protection de l'environnement du pays a généré un chiffre d'affaires de 329 milliards de dollars, soit 1,8 % du PIB, et employait plus de 3,2 millions de personnes. Par ailleurs, grâce à une réglementation stricte, le pays a atteint un taux de traitement des eaux usées supérieur à 95 % dans les villes de type district, ainsi qu'un taux d'utilisation des eaux recyclées supérieur à 25 %. Ces initiatives offrent aux organisations internationales de nouvelles perspectives de partenariat public-privé.

Commerce et investissement internationaux

Les politiques commerciales et d'investissement mondiales de la Chine ont largement privilégié la stabilisation des exportations, le développement des secteurs de haute technologie et l'attraction des capitaux étrangers. L'Organisation mondiale du commerce indique que le pays, avec ses 1,3 milliard d'habitants, a connu une croissance économique moyenne de 9 % par an au cours des quatre dernières décennies. De ce fait, la Chine représente 23 % du commerce électronique mondial, contre 75 % pour les économies avancées. Elle a triplé sa part du commerce mondial et réduit son taux de pauvreté de 36 % à moins de 1 %.

Les flux d'investissements directs étrangers (IDE) en Chine s'élevaient à 163,3 milliards de dollars en 2023, avec une attention accrue portée aux entrées brutes de capitaux. Toutefois, grâce aux investissements en provenance des Pays-Bas, les flux d'IDE dans le pays ont bondi de 306,5 % en 2022 et de 19,2 % en 2023. Par ailleurs, les IDE utilisés en provenance des États-Unis ont progressé de 35,4 % en 2023, témoignant ainsi d'une transformation significative. Fin 2023, les IDE dans les industries de haute technologie affichaient une croissance annuelle moyenne de 15 %, représentant actuellement 37 % des entrées totales. Ceci souligne l'importance cruciale de la participation des investissements internationaux pour faire de la Chine une économie axée sur l'innovation.

Inde

L'Inde est la cinquième économie mondiale, affichant une croissance soutenue, alimentée par la demande des consommateurs, des infrastructures, de l'énergie, de la santé et des technologies. Son PIB devrait croître de 7,8 % et, d'ici fin 2030, le pays devrait devenir la troisième économie mondiale avec un PIB prévisionnel de 7 300 milliards de dollars. Par ailleurs, le PIB réel, qui mesure la production globale du pays après correction des effets de l'inflation, a augmenté de 6,5 % entre 2024 et 2025. Pour l'exercice 2025-2026, ce PIB est estimé à environ 47 800 milliards de roupies, contre 44 400 milliards de roupies entre 2024 et 2025, soit une croissance remarquable de 7,8 %.

Industrie des soins de santé

Le secteur de la santé est considéré comme le plus important en Inde, tant en termes d'emplois que de recettes. Il englobe les équipements médicaux, l'assurance maladie, le tourisme médical, la télémédecine, l'externalisation, les essais cliniques, les dispositifs médicaux et les hôpitaux. Les dépenses publiques nationales consacrées à ce secteur devraient représenter 1,9 % du PIB en 2026, contre 2,5 % en 2025. Par ailleurs, le secteur connaît une croissance sans précédent, les investissements en fonds propres privés et publics atteignant 4 900 crores de roupies (572 millions de dollars) répartis sur 33 opérations. Fin 2025, le secteur avait mis en service 3 millions de lits d'hôpitaux supplémentaires pour atteindre l'objectif de 3 lits pour 1 000 habitants, et comptait 2,4 millions d'infirmières et 1,5 million de médecins pour répondre à la demande croissante.

En 2024, le secteur de la santé en Inde comptait déjà 6 millions d'employés supplémentaires. Ce n'est toutefois qu'un début, car une croissance soutenue est attendue, avec la création de plus de 6,3 millions d'emplois d'ici fin 2030. Le chiffre d'affaires global du secteur s'élevait à 31 876,68 milliards de roupies (372 milliards de dollars) en 2023 et atteignait 54 670,22 milliards de roupies (638 milliards de dollars) en 2025, soit une croissance annuelle comprise entre 17,5 % et 22,5 %. Les dépenses de santé représentaient 3,3 % du PIB national en 2022 et devraient progresser de 5 % d'ici fin 2030, témoignant ainsi du rôle croissant du secteur dans l'économie.

Dépenses publiques en matière de santé

En Inde, la part des dépenses publiques de santé (DPS) dans le PIB a augmenté, passant de 1,1 % à 1,8 % en 2022, soit une hausse significative. Quant aux dépenses générales des administrations (DGA), elles ont quant à elles bondi de 3,9 % à 6,1 % du PIB la même année. Cette croissance témoigne de l'engagement résolu du gouvernement à renforcer les services de santé publique, notamment face aux difficultés engendrées par les problèmes de santé. Par habitant, les DPS ont triplé, passant de 1 108 à 3 169 roupies, ce qui indique une augmentation substantielle des investissements dans le secteur de la santé et garantit la mise à disposition de ressources importantes par personne. On observe notamment une forte hausse des dépenses de santé, de l'ordre de 37 %, illustrant ainsi la volonté du gouvernement de relever les défis du système de santé.

Japon

L'économie japonaise est actuellement la quatrième plus importante au monde, avec un PIB de 4 000 milliards de dollars en 2024 et un PIB par habitant de 32 487,1 dollars. La croissance annuelle du PIB s'établit à 0,1 %, tandis que le taux de chômage total atteint 2,6 % et l'inflation des prix à la consommation 2,7 % sur la même période. En outre, depuis 2023, 100 % de la population a accès à l'électricité, et les émissions de dioxyde de carbone devraient atteindre 7,8 % en 2024. Les prélèvements annuels d'eau douce couvrent 19 % des ressources nationales depuis 2022, et la production d'électricité à partir de sources renouvelables (hors hydroélectricité) représente 12,6 %. Le Japon investit massivement dans l'intelligence artificielle et l'innovation numérique, soutenues par des programmes gouvernementaux dans le cadre de l'initiative « Société 5.0 ».

Financement et stratégies gouvernementales

Le Japon s'est fixé pour objectif d'atteindre la neutralité carbone d'ici fin 2050. À cet égard, le METI a mis en place un Fonds d'innovation verte doté de 2 000 milliards de yens, dans le cadre du budget supplémentaire du secteur tertiaire. Grâce à ce fonds, le gouvernement est prêt à apporter un soutien continu aux organisations qui s'engagent à atteindre des objectifs ambitieux d'ici 2030. Ce soutien couvre la mise en œuvre sociale, la démonstration de solutions, ainsi que la recherche et le développement pour les dix prochaines années. L'appui du METI est axé sur les domaines où les effets des politiques publiques sont significatifs et durables, et où ce soutien est essentiel à la réussite de leur mise en œuvre.

Au Japon, des plans ont été rapidement élaborés dans le cadre de la Politique de base ou de la Stratégie de croissance verte afin de parvenir à un développement durable. Selon cette élaboration, l'envergure de chaque projet devrait dépasser 20 milliards de yens, ce qui correspond à l'envergure moyenne des projets de R&D traditionnels. Les entreprises et les organisations à but non lucratif sont les principaux acteurs de la mise en œuvre, permettant ainsi aux entreprises de mener à bien l'ensemble du processus de mise en œuvre publique. De plus, les projets doivent comporter des éléments de R&D fondamentale et avancée, condition nécessaire pour être éligibles à un financement public.

Ressources naturelles et énergie

Le gouvernement japonais a approuvé le 7e Plan stratégique pour l'énergie (PSE), illustrant ainsi la politique énergétique du pays. Cette approche fixe des objectifs extrêmement ambitieux en matière de part de l'énergie nucléaire nationale dans la production d'électricité : entre 20 % et 22 % d'ici 2030 et 20 % supplémentaires d'ici 2040. En mars 2025, le Japon comptait 36 ​​réacteurs nucléaires, d'une capacité totale de 37 GW. Parmi ces réacteurs, 33 étaient en service, 3 en construction et 26 en cours de démantèlement.

Par ailleurs, le 6e Plan stratégique pour l'énergie du Japon, associé à la loi sur la décarbonation de l'approvisionnement en électricité dans le cadre de la transformation verte (GX), vise à porter la part des sources de production d'électricité non fossiles à 59 % d'ici fin 2030, contre 31 % en 2022. Les politiques régionales ont pour objectif d'accroître la part des énergies renouvelables, notamment la biomasse, la géothermie, l'hydroélectricité, l'éolien et le solaire, de 26 % en 2022 à 36-38 % en 2030, ainsi que la part du nucléaire, de 5 % en 2022 à 20-22 % d'ici la fin de la même année. Ces politiques peuvent également favoriser l'utilisation de l'ammoniac et de l'hydrogène dans la production d'électricité à partir de charbon et de gaz naturel, notamment grâce au développement de technologies innovantes de stockage et de capture du carbone.

Aérospatiale, Marine et Défense

Le Japon s'attache à renforcer ses capacités de défense en allouant des ressources de manière intensive et flexible, sans se conformer aux allocations actuelles en personnel et en budget. Dans le cadre du Programme d'accélération du renforcement de la défense, les dépenses s'élevaient initialement à 5 800 milliards de yens, pour atteindre 355,9 milliards de yens, soit une hausse de 6,5 %. Les dépenses matérielles, d'un montant de 3 800 milliards de yens, ont également fortement augmenté pour atteindre 370 milliards de yens, soit une augmentation de 10,7 % par rapport au budget initial. Par ailleurs, 291,1 milliards de yens ont été alloués à la recherche et au développement, permettant de financer les projets nécessaires, notamment le renforcement de la défense à distance et l'investissement dans les technologies de pointe. De ce fait, le budget a progressé de 79,6 milliards de yens, soit une hausse de 37,6 %, ce qui justifie le recours à des contrats.

Le budget annuel de l'industrie nationale pour 2022 s'élevait à 5 100 milliards de yens, soit une augmentation de 55,3 milliards de yens (1,1 %) par rapport à l'année précédente. Cette tendance à la hausse des dépenses devrait se poursuivre au cours des dix prochaines années. Par ailleurs, les engagements futurs liés aux nouveaux contrats de défense sont maintenus dans le cadre du plan de développement à moyen terme (MTDP) actuel. En conséquence, les investissements ont augmenté de 2 400 milliards de yens. Afin de garantir la continuité de ces investissements, les Forces d'autodéfense japonaises s'attachent à acquérir et à renforcer leurs capacités dans des domaines tels que le spectre électromagnétique, le cyberespace et l'espace, en allouant stratégiquement leurs ressources et en tirant pleinement parti des technologies et des connaissances scientifiques locales.

Automobile et mobilité

Le Japon est un exemple rare d'économie innovante, où les petits modèles de véhicules thermiques et électriques répondent aux besoins d'une clientèle immense, stimulée par la forte densité de population des villes et bénéficiant d'un soutien politique adéquat. Ainsi, près de 60 % des ventes totales de véhicules thermiques dans le pays concernent des petits modèles, et plus de la moitié des ventes concernent des véhicules électriques. De plus, deux voitures électriques, la Mitsubishi et la Nissan Sakura eK-X, ainsi que la catégorie Kei, représentent à elles seules près de 50 % des ventes nationales de voitures électriques. Ces deux modèles sont proposés à des prix compris entre 2,3 et 3 millions de yens. Cependant, ces prix sont considérés comme élevés par rapport aux petites voitures thermiques les plus vendues, telles que la Daihatsu Move, la Suzuki Spacia, la Daihatsu Tanto, la Daihatsu Hijet et la Honda N Box, dont les prix oscillent entre 13 000 et 18 000 dollars américains.

Australie

L'Australie figure parmi les économies à revenu élevé de la région Asie-Pacifique et a maintenu une croissance soutenue. Cette croissance est portée par ses infrastructures, son système de santé, ses technologies et son énergie. Malgré un taux de croissance modéré de 1,4 % en 2024, le pays a fait preuve de résilience. Les années précédentes, la croissance du PIB s'élevait à 3,7 % en 2022, puis à 2,1 % en 2023, en raison d'une demande de consommation limitée et d'une baisse du revenu disponible réel des ménages, fortement influencée par la hausse des taux d'intérêt hypothécaires et l'inflation. Le développement économique repose principalement sur des investissements publics importants dans la défense nationale, l'éducation, la santé et les transports, ainsi que sur des investissements privés dynamiques et un solde migratoire positif.

Soutien de l'industrie

L'industrie minière australienne a largement contribué au maintien d'un niveau de vie élevé, étant le premier exportateur, employeur et contribuable du pays. Entre 2023 et 2024, les entreprises minières australiennes ont acheté pour plus de 161 milliards de dollars de biens et services auprès de près de 63 700 fournisseurs à travers le monde. Le lithium, en tant que minerai, représente 18,8 milliards de dollars en valeur à l'exportation, avec 8 440 kt de ressources et 95 kt de production. Parallèlement, une mine de terres rares est en exploitation dans le pays, avec 6,2 millions de tonnes de ressources et 0,02 million de tonnes de production. De même, la valeur des exportations de charbon s'élève à 103,2 milliards de dollars, comprenant 72 487 millions de tonnes de ressources et 428 millions de tonnes de production. Enfin, la valeur des exportations de nickel atteint 4,6 milliards de dollars, avec 24,6 millions de tonnes de ressources et 0,15 million de tonnes de production, contribuant ainsi à la forte croissance du secteur minier australien.

Le secteur agricole représente 55 % de l'utilisation des terres au niveau régional, soit 426 millions d'hectares (hors production de bois). Par ailleurs, 74 % des besoins en eau sont couverts, avec 9 981 gigalitres utilisés par l'agriculture en 2022. Ce secteur contribue également à hauteur de 10,8 % aux exportations de biens et services, soit 71,5 milliards de dollars américains entre 2023 et 2024, et représente 2,4 % du PIB en valeur ajoutée sur la même période. Enfin, l'agriculture a généré 2,2 % de l'emploi national et 5,9 % de l'emploi rural, soit 315 600 emplois créés durant cette période, ce qui augure bien pour l'ensemble du secteur.

L'industrie manufacturière australienne est extrêmement diversifiée et sa production couvre les piliers fondamentaux de la société moderne. Elle comprend notamment les machines, les produits alimentaires, les produits chimiques, les matériaux de construction et les métaux, modernisés grâce à des produits de pointe et spécialisés, tels que les outils de coupe de précision, les capteurs biomédicaux et les cellules solaires. L'initiative pour la modernisation de l'industrie manufacturière représente un investissement de 1,3 milliard de dollars américains, auquel s'ajoutent 107,2 millions de dollars américains pour l'initiative de résilience de la chaîne d'approvisionnement et 52,8 millions de dollars américains pour le financement de la modernisation du secteur. L'ensemble de ces investissements vise à assurer la transformation des entreprises manufacturières, à aider le pays à lever les obstacles et à agir rapidement pour débloquer les investissements des entreprises.

Malaisie

La Malaisie connaît une croissance soutenue, favorisée par des réformes structurelles, des investissements et des facilités commerciales. Avec une croissance robuste de son PIB de 5,2 % au troisième trimestre 2025, le pays est en bonne voie d'atteindre son objectif de croissance de 4,0 % à 4,8 %. Son économie est en expansion, portée par les excellentes performances de tous les secteurs. La demande intérieure, principal moteur de croissance, s'établit à 5,8 % et est soutenue par une forte consommation des ménages, elle-même alimentée par un marché du travail dynamique et une inflation maîtrisée. Enfin, sur les neuf premiers mois de 2025, l'économie malaisienne a progressé de 4,7 %, témoignant de la solidité de ses fondamentaux et de sa capacité à faire face aux risques internationaux.

Services technologiques et numériques

L'économie numérique est l'un des piliers économiques majeurs de la Malaisie, contribuant à hauteur de 23 % à son PIB. Cependant, le principal défi pour cette économie en plein essor réside dans la capacité du gouvernement à suivre le rythme de l'évolution rapide des technologies afin d'élaborer des réglementations et des politiques efficaces et durables. Par ailleurs, l'Agence nationale de cybersécurité (NACSA) joue un rôle essentiel en tant que principale autorité du pays pour l'application et le développement de la réglementation nationale en matière de cybersécurité. En 2024, le gouvernement a promulgué la loi sur la cybersécurité de 2024 afin d'établir un cadre réglementaire solide pour protéger les infrastructures essentielles du pays contre les nouvelles cybermenaces.

En Malaisie, 92 % des ménages urbains bénéficient d'un accès internet adéquat, contre seulement 68 % des ménages ruraux. Parallèlement, le gouvernement a lancé le programme « Malaysia Artificial Intelligence Nexus 2024 » (MY AI NEXUS), qui témoigne de l'ambition du pays de devenir un leader mondial dans le domaine de l'intelligence artificielle. Ce programme vise à promouvoir la recherche, le développement et les études, ainsi que la création d'établissements d'enseignement supérieur spécialisés en intelligence artificielle. Cette technologie a déjà stimulé la croissance d'autres sous-secteurs, tels que la cybersécurité renforcée, l'informatique quantique et le calcul haute performance.

Reste de l'Asie-Pacifique

La région Asie-Pacifique regroupe plusieurs des économies à la croissance la plus rapide au monde. Des pays comme le Bangladesh, le Bhoutan, la Nouvelle-Zélande, les Philippines, Singapour, la Corée du Sud et la Thaïlande ont tous connu un développement économique remarquable ces dernières années. Dans les pages qui suivent, nous nous concentrerons sur les principaux moteurs de cette croissance et mettrons en lumière les tendances et les avancées significatives qui façonnent le progrès de ces nations.

Bangladesh

Le Bangladesh a continué d'afficher une forte dynamique économique ces dernières années, s'appuyant sur sa croissance rapide antérieure. Le pays bénéficie d'une main-d'œuvre croissante, d'un secteur manufacturier de plus en plus diversifié, notamment dans le textile et l'habillement, et d'initiatives gouvernementales visant à renforcer les infrastructures et à attirer les investissements étrangers. Sa position stratégique entre l'Inde et la Chine renforce son rôle de plaque tournante du commerce régional. Le PIB du pays représente 4,2 % en 2024, avec un taux d'activité de 44,1 % et une espérance de vie à la naissance de 74,6 ans en 2023.

Bhoutan

Le Bhoutan continue de tirer parti de ses abondantes ressources hydroélectriques comme pilier de sa croissance économique. Les exportations d'électricité vers l'Inde représentent près de 70 % de la capacité hydroélectrique totale de 1 500 MW actuellement installée et exportée vers ce pays. L'hydroélectricité contribue à près de 45 % des recettes et demeure la principale source de devises étrangères du Bhoutan. Parallèlement, le secteur touristique bhoutanais a connu une forte reprise après la pandémie, grâce à la politique gouvernementale de tourisme responsable et de qualité.

Nouvelle-Zélande

L'économie néo-zélandaise continue de bénéficier de ses secteurs du tourisme et de l'agriculture florissants. Le tourisme a connu une forte reprise après la pandémie, les dépenses des visiteurs internationaux atteignant 12,2 milliards de dollars néo-zélandais en 2024, contre 10,2 milliards en 2023, et le nombre d'arrivées dépassant les 3,4 millions de visiteurs. Les paysages naturels, le tourisme d'aventure et les expériences culturelles maories demeurent des atouts majeurs. L'agriculture joue également un rôle essentiel, grâce aux infrastructures d'exportation de laine, de viande et de produits laitiers.

Philippines

Les transferts de fonds des travailleurs philippins à l'étranger demeurent un pilier de l'économie philippine, lui assurant une certaine résilience face aux défis mondiaux. À cet égard, les transferts de fonds personnels des Philippins de l'étranger ont atteint un record de 3,6 milliards de dollars américains en 2023, soit une hausse de 3,9 % par rapport aux 3,5 milliards de dollars américains de 2022. Cette croissance est principalement due à l'augmentation des transferts de fonds des travailleurs maritimes et terrestres ayant un contrat de moins d'un an, ainsi que de ceux des travailleurs terrestres ayant un contrat de plus d'un an.

Singapour

Singapour demeure l'une des économies les plus avancées de la région Asie-Pacifique, sa croissance étant soutenue par le commerce, l'innovation et un environnement favorable aux entreprises. Au premier trimestre 2024, son économie a enregistré une croissance de 0,1 % en données corrigées des variations saisonnières par rapport au trimestre précédent. Par ailleurs, situé au carrefour des routes maritimes mondiales, le port de Singapour a traité plus de 622,6 millions de tonnes de marchandises, dont 40,9 millions de tonnes en 2024, confirmant ainsi son statut de port parmi les plus actifs au monde et atteignant un record significatif de 54,9 millions de tonnes. De plus, le pays participe activement à des accords tels que le RCEP et l'ALE de l'ASEAN, renforçant ainsi son intégration commerciale.

Corée du Sud

La Corée du Sud continue de prospérer et de figurer parmi les économies les plus avancées de la région Asie-Pacifique, portée par l'innovation et sa compétitivité mondiale. Des géants technologiques tels que Samsung et LG sont les piliers de son économie tournée vers l'exportation, l'électronique, l'automobile et la sidérurgie demeurant des secteurs clés. Par ailleurs, le pays se classe au 8e rang mondial des exportateurs, ces derniers représentant 40 % de son PIB. L'automobile et les semi-conducteurs, y compris les pièces détachées, constituent les deux principaux produits d'exportation, contribuant respectivement à hauteur de 12 % et 20 % aux exportations totales du pays. Parmi les autres produits d'exportation notables figurent les produits plats en acier ou en fer, l'électronique grand public, les pièces détachées et les navires, ainsi que les produits pétrochimiques.

Thaïlande

L'économie thaïlandaise poursuit sa croissance, le tourisme demeurant un pilier du développement national. Le pays a connu une expansion progressive, fortement soutenue par une légère optimisation de la demande extérieure et une demande accrue pour la consommation privée. De plus, l'indice de consommation privée affiche des perspectives optimistes, stimulées par les mesures de relance budgétaire telles que le versement d'une allocation de 10 000 THB, en particulier aux ménages à faibles revenus, et contribuant à apaiser les inquiétudes liées aux récentes inondations. Parallèlement, les exportations ont progressé de 9,6 % en glissement annuel, tandis que les exportations manufacturières ont enregistré une forte croissance ces deux derniers mois, portée par les exportations de produits électroniques, notamment par la reprise de la demande de disques durs.

Research Nester propose des études de marché approfondies couvrant diverses économies de la région Asie-Pacifique. Ces analyses permettent aux entreprises d'évaluer les opportunités émergentes, de comprendre le paysage concurrentiel et d'obtenir des informations pertinentes sur le comportement des consommateurs. Au-delà de l'intelligence de marché, les analyses de Research Nester aident les organisations à identifier leurs atouts, à corriger leurs faiblesses et à découvrir de nouvelles voies pour une croissance et un développement durables.

footer-bottom-logos
Faites-nous part de vos besoins :
Contactez notre consultant